PRESENTATION

Accueil

Apiculture

Saint-Ambroise

Né à Trêves en 340, ancien gouverneur de Milan, puis de Turin, ultérieurement appelé à l'épiscopat. Saint-Ambroise mourut à Milan en 397.
Il était déjà connu comme patron des apiculteurs d'une ancienne province d'Autriche, la Carniole (plus ou moins la Slovénie actuelle).
D'autre part, on sait qu'au Moyen-Age les sociétés d'apiculture florissaient sur tout le territoire de la Hollande, sous le nom de Gildes de Saint Ambroise et, au troisième Congrès International d'Apiculture tenu en 1902 à Bois-le-Duc, un rapporteur signala l'existence dans les Pays-Bas de la “Corporation de Saint Ambroise”, confédération des apiculteurs régionaux.
Le choix de l'évêque de Milan comme protecteur des ruchers en maintes régions, était basé sur la légende qui veut que, étant enfant, le jeune Ambroise s'étant endormi, des abeilles vinssent se poser sur ses lèvres, entrant et sortant de sa bouche comme si elles eussent voulu y travailler leur miel, ce que l'on considéra comme l'augure de la douceur des écrits du prélat.
Nous retrouvons, entre autres, semblable augure au sujet de Platon au 3ème siècle.

Il est curieux de constater que la même légende se retrouve à des siècles de distance concernant de futurs orateurs ou écrivains et que les mêmes augures en soient tirés.
Une variante de la légende relative à Saint- Ambroise a été donnée par d'autres auteurs: ils rapportent qu'Ambroise enfant s'était endormi dans son berceau et qu'un essaim était venu se poser sur sa tête. Aux cris de sa nourrice, son père, préfet de Rome vers l'an 346, serait accouru au moment où l'essaim reprenait son vol sans avoir fait de mal à l'enfant et se serait écrié : “Si Dieu prête ainsi vie à ce petit, quelle sera un jour sa destinée !”
Toujours est-il que le souvenir de cette légende a incité un célèbre graveur du 16ème siècle, Jérome Wietrix, à représenter Saint- Ambroise assis, paré de ses ornements épiscopaux. Sa crosse posée à sa droite et, à sa gauche, une haute ruche rustique.
Il est d'autre part possible que ce soit la connaissance du miracle dont il avait été l'objet dans son enfance qui, dans ses écrits, ait souvent incité Saint-Ambroise à prendre l'abeille comme terme de comparaison; c'est ainsi que parlant de la vie monastique, il dit de la religieuse: “ce n'est pas sans raison que l'Ecriture la compare à l'abeille laborieuse et chaste, ne se nourrissant que des rosées du ciel et du suc des fleurs. Ainsi la vierge se nourrit, dit-il de la parole divine. Elle travaille en commun, elle amasse... mais pour les pauvres”